Incontestablement, les pouvoirs publics ne construisent pas assez vite pour enrayer ce fléau qui touche les classes populaires. Malheureusement, les conditions d'hébergement des ménages sont souvent liées à leur situation financière
Selon une étude de l'INSEE, en 27 ans (entre 1975 et 2002), la part des ménages sans emploi a doublé. Malheureusement, l'absence de diplôme ou de qualification est souvent un frein à l'accès à l'emploi. En janvier 2005, le taux de chômage a atteint le seuil symbolique de 10 % de la population active, son plus haut niveau depuis 5 ans.
Pour éviter la rue et l'isolement, de plus en plus de personnes démunies se retrouvent héberger chez un tiers, membre de leur famille ou pas.
Il serait peut-être temps que le gouvernement s'intéresse enfin au problème des mal-logés et en fasse sa priorité.
Pendant que les listes d'attente pour un logement en HLM s'allongent, pour 14 000 € par mois et 600 m2 de superficie, l'Etat hébergeait (depuis la polémique, le verbe n'est plus conjugué au présent) une famille de 10 personnes, en l'occurrence, l'ex-ministre de l'économie M. Hervé GAYMARD, sa femme et ses 8 enfants. L'attitude que ce ministre a adoptée est proprement scandaleuse, quand on prône par ailleurs l'économie à tout va. Malheureusement, il n'est certainement pas le seul membre du gouvernement à bénéficier d'avantages de cette nature. Dur de renoncer à ses privilèges !
Immeubles insalubres, pénurie de logements sociaux, chômage en hausse, augmentation des prix...bienvenue en France.

